Je m’appelle Violaine, j’ai 27 ans. En couple depuis bientôt 12 ans, nous sommes les heureux parents de 2 enfants : un garçon de 3 ans et une fille de 5 mois. Aujourd’hui je vous partage mon 1er accouchement, celui de mon 1er bébé, Titouhan.

une séance photo un 30 décembre

Nous sommes la veille du réveillon du nouvel an. Je suis alors enceinte de 38 SA, bébé est prévu pour le 20 janvier et j’ai déjà des contractions qui travaillent bien depuis plusieurs semaines. Ma sage-femme m’a déconseillé de prendre la voiture pour aller voir nos familles pour les fêtes donc nous restons en amoureux en attendant l’arrivée de notre petit garçon. Ce jour-là, nous avons enfin réussi à organiser notre séance photo de grossesse qui me tenait tant à cœur et que j’ai eu peur de louper. Nous repoussions toujours la date à cause du mauvais temps et je craignais que mon fils ne naisse avant qu’on ait réussi à immortaliser ma première grossesse. Enfin, le 30 en fin d’après-midi, les étoiles s’alignent et nous rejoignons notre talentueuse photographe pour le shooting grossesse.

En rentrant chez nous le soir même mon chéri me fait remarquer que mon ventre a « disparu ».

Effectivement, bébé est descendu d’un coup après la séance photo. Marcher 1h30 dans le froid, autour d’un étang et dans les cailloux au bord d’un ruisseau à l’air d’avoir eu un effet sur mon ventre. Étant déjà dilatée à 2 depuis presque 1 mois, on sentait que notre fils était pressé et qu’il ne devrait plus tarder. Sa descente brutale nous le confirme encore un peu plus, ainsi que la perte du bouchon muqueux quelques jours auparavant. 

Le soir du réveillon

Le lendemain, jour du réveillon, nous restons tranquille la journée et le soir on part acheter de quoi faire notre petit repas festif en amoureux. En rentrant, nous sommes pris d’une soudaine envie de changer tous les meubles de place dans sa future chambre.

C’est bon, nous sommes prêts.

La chambre est enfin finie, l’année est bientôt terminée, notre bébé peut désormais sortir s’il le souhaite (on ne voulait pas qu’il naisse avant le 1er janvier par rapport à son entrée à l’école, même si on ne choisit pas. Quoique…).
On prend ensuite l’apéro devant la télé, on discute, je caresse mon ventre et je parle à mon fils : « C’est bon maintenant Titouhan, tu peux sortir tout est prêt. Mais attend qu’on ait mangé le poisson ! » J’ai alors senti un gros coup de pied dans la foulée. On rigole avec son papa et on lui répond : « Bon ok avant le poisson alors ». On reçoit un message du futur tonton qui nous demande si son neveu n’est toujours pas décidé. Je lui répond avec humour qu’on essaye de le convaincre mais qu’il a l’air bien là où il est.

la première contraction

La soirée suit son cours, on a maintenant fini de manger notre entrée et je m’allonge sur le canapé avant d’aller faire cuire le poisson. Il est environ 23h20 quand je ressens un coup de pied, puis une contraction bizarre, pas comme les autres. Celle-ci me fait mal dans le dos. Je me redresse d’un coup en faisant la grimace, mon chéri le voit :
 » Ça va ?
– Je ne sais pas, j’ai une contraction bizarre, elle me fait mal au dos.
– Lève-toi, ça te soulagera peut-être. « 
Je me lève et la j’ai envie de faire pipi ! Je cours aux toilettes, sauf que ça n’en finit pas. Ça coule par intermittence, impossible de me retenir.

Je commence à avoir des doutes, serait-ce du liquide amniotique ?

Mon conjoint ne me voyant pas revenir, me rejoint dans la salle de bain. Je suis toujours assise sur les WC et il me demande ce qu’il se passe. Il est 23h35, je lui dis que je pense avoir fissuré la poche des eaux. Ça coule encore un peu par moment, il m’est impossible de me retenir. Je n’ai jamais ressenti cela auparavant.
Je me souviendrais toujours de sa réaction à ce moment là. Il est sorti de la salle de bain et m’a apporté mon téléphone. Il m’a dit « appelle les urgences maternité » et il est ressorti en restant caché derrière la porte, moitié pressé de savoir, moitié paniqué. Je décide d’écouter son conseil et j’explique mon cas au téléphone. Pour la sage-femme, c’est effectivement du liquide amniotique. Elle me conseille de mettre une protection et si dans une heure elle est mouillée, on peut partir pour un contrôle. Je suis toute excitée, je dis à mon chéri qu’il est temps de partir, mais lui me répond « attends, il faut voir dans 1h »… En me levant je sens que ça coule encore plus. Je sors donc des toilettes en lui disant « pas la peine, je suis sûre de moi, on boucle la valise et on y va ! »
23h45, on réunit les dernières affaires, je fais ma trousse de toilettes, je prend les derniers vêtements, on remplit les gamelles du chien. Mon chéri me dit :
 » Je dis quoi à ma mère ? Elle va appeler pour souhaiter la bonne année, je lui dis quoi ?

– Dis lui qu’on va à la maternité, de toute façon comme la poche est fissurée, ils me gardent quoiqu’il en soit. On est sûrs de ne pas y aller pour rien là. « 

Et effectivement, à minuit juste passé, son téléphone sonne. C’est sa mère qui appelle :
 » Bonne année mon Lapin ! (Cris des invités derrière)
– Merci maman, bonne année à vous aussi !
– Alors, mon petit-fils n’est pas décidé à sortir ?
– Si justement, on va partir à la maternité là. Violaine a fissuré sa poche des eaux apparemment et la sage-femme nous attend pour vérifier.
– … »
Ma belle-mère a dû s’asseoir sous le choc, elle ne s’attendait pas à cette réponse. On entend derrière sa famille qui demande ce qu’il y a et elle qui leur répond « Ils partent à la maternité ! » Je ne vous explique pas l’euphorie générale. C’est le 1er petit-enfant et arrière petit-enfant du côté du papa, double raison de fêter cette nouvelle année.

00h10, il est l’heure on part à la voiture. On n’a pas pu manger notre poisson, mais on ne peut pas dire qu’il ne nous avait pas prévenu. Mon chéri, en sortant, dit au chien :  » À tout à l’heure pépère, je reviens dans pas longtemps. »

Soit il est très optimiste sur la durée de l’accouchement, soit il n’a pas du tout réalisé ce qui était entrain de se passer.

les urgences maternité

On arrive au bout de 5 minutes. On se gare (parfait, les places sont gratuites à cette heure-ci) et on marche les 200m qui nous séparent de l’hôpital. Sur ce laps de temps je ressens 3 contractions, et toujours le liquide qui coule par intermittence, quand mon bébé bouge. En arrivant aux urgences maternité, je remarque que c’est la même sage-femme que lors de notre dernière visite à 34 SA, et celle-ci nous reconnaît tout de suite elle aussi.

« Sur une échelle de 1 à 10, à combien estimez vous votre douleur ? – 2 ou 3. »

On passe directement au contrôle. Il n’y a pas un chat aux urgences et nous n’avons pas eu besoin d’attendre, il y a une seule autre future maman en même temps que nous.
Le monitoring est en place, on nous laisse quelques minutes le temps de l’enregistrement. J’en profite pour envoyer une photo à ma maman en lui disant que son petit-fils devrait naître aujourd’hui.

La sage-femme revient et regarde l’enregistrement… Rien, que dal, nada. Pourtant, je les sens bien ces contractions, comment je vais faire ? En même temps, elle veut vérifier si c’est du liquide amniotique par prélèvement. Malheureusement on n’aura pas la réponse tout de suite. En pleine nuit, un jour férié, la navette qui apporte les prélèvements au laboratoire d’analyse du CHU ne passe que toutes les heures et elle vient de partir… On n’aura donc pas les résultats avant 2 ou 3h du matin. À ce moment là, il est 1h30 quand vient le moment du toucher vaginal, TV pour les intimes. J’espère au moins que ça a un peu avancé depuis le dernier contrôle. Je suis ouverte à 2,5 doigts, puis c’est l’inondation générale !

Ma poche des eaux vient de se vider sur le lit. Notre bébé est tellement bas qu’il faisait bouchon, autrement elle se serait vidée à la maison.

Du coup il n’y a plus aucun doute, plus besoin d’attendre la navette, elle jette les prélèvements à la poubelle et on va pouvoir aller en salle de travail une fois les enregistrements terminés. La sage-femme nous dit alors que comme je n’ai pas de contractions et que j’ai le streptocoque B, je serais déclenchée. Cela prendra entre 12h et 48h. 1er coup de massue… C’est à ce moment là que l’on fait lire notre projet de naissance. Tous nos souhaits tombent à l’eau… « Pas de déclenchement » : impossible. « Accès à la baignoire » : impossible avec la poche rompue. « Pouvoir marcher pendant le travail » : impossible à cause des antibiotiques en perfusion. 2ème coup de massue.

2h en salle de travail

Il est 3h15 quand on entre enfin dans la salle. On nous explique que l’on va y rester 2h, le temps de procéder au déclenchement, de recevoir la perfusion d’antibiotiques et de surveiller le cœur du bébé. Ensuite on remontera en chambre et là je pourrais me doucher et marcher autant que je le voudrais. Le papa me dit qu’il en profitera pour rentrer se reposer un peu et sortir le chien. Il sera environ 5h30, on sent la nuit blanche arriver.
On nous laisse seuls en attendant de me déclencher avec un tampon de propes, une sorte de lacet imbibé que l’on place dans le vagin pour faire avancer le travail. Si cela ne marche pas, on passera à un déclenchement plus fort. J’en profite pour envoyer un message à mon papa. Bizarre, ma mère ne m’a pas répondu, elle dort sûrement… Quand ils reviennent, on m’explique que si je le perds, il faudra remettre un tampon et recommencer pour 2h de surveillance, donc qu’il faudra bien que je les prévienne.

La sage-femme me parle de la péridurale, je lui dis que je ne la désire pas et que je veux absolument essayer sans. Elle me répond « Oulah, un premier accouchement on ne sait pas ce que c’est. Avec la poche rompue ça fait encore plus mal, et en plus avec un déclenchement, ça fait encore bien plus mal ! » –  » Oui mais je veux essayer quand même, jusqu’au bout de ce que je peux. » – « Vous êtes sûre ? Parce que moi j’ai essayé, je n’ai pas réussi ! » – « Oui sure et certaine ! »

Depuis toute petite accoucher est mon plus grand rêve et je veux le ressentir pleinement.

On a fait énormément d’haptonomie pour justement mettre toutes les chances de mon côté. Je croyais en moi à ce moment là, et heureusement. Car cette remarque aurait pu mettre à mal un projet de naissance pour une maman moins confiante en ses capacités. Elle me refait un TV, toujours a 2,5, elle me pose le tampon. Je demande à passer d’abord aux toilettes avant de poser les capteurs car les contractions me retournent les intestins… Me voilà partie à arpenter les couloirs fesses à l’air dans ma superbe blouse d’hôpital. Je me suis littéralement vidée. 15 minutes plus tard, je reviens, on me demande si j’ai toujours le tampon où si je l’ai perdu. Je n’en sais rien, je n’ai rien senti en tout cas. « Bon vous l’auriez senti, on ne le perd pas comme ça donc vous l’avez encore dans ce cas. » 
Nous voilà donc prêts à affronter ces 2h d’attentes. Les « télés » nous montrent que 8 salles sur 12 sont occupées, il est 3h45 et nous sommes 8 mamans en travail.

Quand les enregistrements des autres nous montrent des grosses contractions, le mien reste désespérément plat.

Je désespère car je savais qu’une contraction était très douloureuse, toute ma vie je m’y suis préparée. Mais je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi violent.

rien ne va se passer comme on l’imaginait…

Le temps passe, mon père et ma mère ne répondant pas, je décide d’appeler ma sœur. Mon chéri se repose sur la chaise, je m’ennuie. Je lui souhaiterai la bonne année en même temps de lui annoncer que je suis à la maternité. Mais elle non plus ne répond pas. Elle m’a rappelée quelques minutes plus tard :
 » Bonne année !
– Ma sœur, t’es à la maternité ?
(Décidément je ne peux rien lui cacher elle me connait trop bien.)
– Oui ça y est !
– J’en étais sûre que tu ne m’appelais pas du tout pour la bonne année. Cela ne te ressemble pas, j’ai compris direct ! « 
Une fois l’appel terminé, avec le papa on décide de faire un peu d’haptonomie pour guider notre fils et lui donner du courage pour sa naissance. Cela me soulage en même temps des contractions que je ressens de plus en plus, dans les reins, mais toujours rien ne se voit sur l’enregistrement.

5h20, la sage femme passe comme prévu au bout des 2h de contrôle. On pense être enfin libérés, je voulais marcher, bouger, pour mieux gérer mes contractions qui étaient difficile à vivre, clouée sur le dos dans le lit. Mon chéri rêvait d’aller dormir un peu, reprendre des forces avant la naissance. Nous en sommes à 21h sans sommeil.

Mais rien ne va se passer comme prévu…

La sage femme me demande alors à nouveau à combien j’estime ma douleur de 1 à 10. Je réponds 8. Les contractions commencent à me faire souffrir au point de ne plus pouvoir parler et à se rapprocher fortement et rapidement. Pourtant on ne voit toujours rien sur l’enregistrement. Elle me répond « 8, vous êtes sûre? C’est beaucoup 8, c’est équivalent à se faire couper un doigt au sécateur sans anesthésie. La femme qui crie au fond du couloir, elle on peut dire qu’elle est à 8. Vous avec juste une petite grimace, ça m’étonnerait que vous soyez à 8. » J’entends alors une femme hurler à s’en décrocher les poumons « MAMAN, JE VEUX MOURIR AU SECOURS » Je réfléchis…et je réponds « bon ben 5 alors ». « Ah c’est mieux ! ». Pour autant, cette fois-ci elle ne me fait pas de TV.

Elle s’apprête à me débrancher mais se ravise car elle voit que le cœur de notre bébé vient de chuter avant de remonter. Elle nous explique donc que l’on ne peut pas remonter tout de suite. Il faut que l’on reste encore une petite demi-heure pour contrôler un peu plus le cœur du bébé.
5h25, elle repart.

Quand tout s’accélère

À ce moment là j’ai de nouveau une contraction qui me fait terriblement souffrir. Je me souviens dire à mon chéri juste après « Non mais je retire le 5 je suis vraiment à 8 ! »

Comment je vais faire pour accoucher sans péridurale ? Je suis presque à la limite de ma tolérance au bout de 2h15 de « travail » alors qu’absolument aucune contraction n’est assez forte pour être captée.

À ce moment là je désespère, je perds pieds.
Une autre contraction. J’ai envie de pleurer c’est trop dur.
Une autre contraction. Je craque je n’en peux plus j’ai trop mal.
Une autre contraction. Faîtes que ça s’arrête !
Une autre contraction. Je n’arrive plus à respirer.
Je ne gère plus rien du tout, mon chéri me tient la main, impuissant et pleure avec moi.

5h32, une autre contraction. Je sonne, je n’arrive même pas à le dire au papa, je suis à bout de force. Une autre contraction, puis encore une. Je n’ai aucun répit entre chaque, 30 secondes tout au plus. 5h36, une auxiliaire entre, me demande pourquoi j’ai appelé. Mon chéri le découvre à ce moment là, il me tient toujours la main. Je lui répond que je n’en peux plus, que je veux que la douleur s’arrête. J’entends toujours cette maman hurler. L’auxiliaire m’explique qu’elle va prévenir la sage femme, mais elle risque de mettre du temps à venir car elle est avec une autre maman qui accouche déjà (cela explique les hurlements). Je lui demande avant qu’elle ne parte ce qu’elle va faire pour moi. Elle me dit qu’elle ne sait pas car elle est seulement auxiliaire, mais qu’elle va la prévenir.
5h38, elle repart. Les contractions s’enchaînent.
5h40, je sens mon bébé pousser, c’est incontrôlable. Je le dit tout haut, ou plutôt le crie. Mon chéri est démuni, je lis l’impuissance dans son regard.

une épisiotomie à vif

5h43, la sage femme arrive enfin. « Vous avez appeler alors ? » « Oui, ça pousse, je ne vois plus rien, j’ai envie de vomir ». Cette fois, je lis la panique dans son regard. Elle appelle sa collègue. Elle me demande de lui dire quand la contraction est finie pour refaire un TV…  » Là c’est bon…non une autre arrive. » Je pousse sans le vouloir, mes oreilles bourdonnent, je perds pieds. « Maintenant » – « Effectivement, il est là vôtre bebe ! » Elle rappelle sa collègue qui arrive enfin. « On s’installe, ne poussez pas madame soufflez, on se prépare ! » La collègue regarde les monitos, essaye de comprendre.

0 contraction enregistrée, le cœur du bébé n’arrive plus à suivre.

« Non mais laisse tomber, tu vois vois bien que ça ne marche pas depuis le début ! » tout en plaçant les étriers. Je fais de mon mieux pour retenir cette envie irrésistible de pousser à chaque contraction.

5h48, tout est prêt, je peux enfin donner tout ce que j’ai pour faire naître mon bébé. Tout le monde m’encourage, je fais ça bien. Mon chéri est parfait, il ne comprend pas ce qui se passe, est complètement dépassé par ce qui est entrain de se passer, mais il gère comme s’il avait fait ça toute sa vie. Lui qui a une peur bleue des hôpitaux et qui ne savait pas s’il allait réussir à assister à la naissance, il ne s’est même pas posé la question. Il est là pour moi, pour notre bébé et s’en sort à merveille.

5h51, je reçois une épisiotomie sans avertissement, à vif. Sa tête était coincée et son cœur ne supportait pas les contractions. Je crie de douleur.

la naissance de Titouhan

5h52, je pousse une dernière fois. Je sens alors mon bébé sortir tel un boulet de canon. Tel un poisson qui nous glisse d’entre les mains. La tête, les épaules, les jambes. Elle le rattrape au vol. Je ne ressens – d’un coup – plus aucune douleur.

Trou noir.

5h55, j’entends au loin une voix « Madame, réveillez-vous, il est là votre bébé ». J’ouvre les yeux, mon chéri est en pleurs, je ne l’ai jamais vu aussi ému, aussi heureux, aussi beau qu’en cet instant « Il est là, ma chérie, il est là notre bébé est là ! » Je regarde sur mon torse et je découvre notre fils, Titouhan, posé sur moi.

Je réalise enfin que tout est terminé. Mon plus grand rêve s’est enfin réalisé, j’ai mis au monde notre bébé.

un merveilleux souvenir

Cette sensation de bien-être absolu une fois que les contractions s’arrêtent, que notre bébé est sur moi, est totalement indescriptible. C’est la meilleure sensation que j’ai éprouvée de toute ma vie.
Je n’ai pas vu lorsque la sage-femme a posé Titouhan sur moi, je ne me rappelle plus de rien à ce moment-là. Je ne sais pas si je me suis évanouie ou endormie, j’ai loupé son 1er cri.
Ma maman n’a reçu mon message que bien plus tard, noyé dans le flot de SMS de bonne année qui sature tous les ans le réseau. C’est mon chéri qui l’a prévenue en plein travail. Lorsqu’elle l’a lu, Titouhan était déjà né.
Mon père, quant à lui, dormait et n’a pas su que j’étais à la maternité. Lorsque je l’ai appelé au petit matin, il ne se doutait de rien et ne s’attendait pas du tout à ce que je lui annonce qu’il était devenu papi dans la nuit.

La sage-femme s’est excusée plusieurs fois de ne pas m’avoir écoutée lorsque je lui ai dit être à 8/10 de douleur, 30 minutes avant la naissance. Elle était débordée cette nuit là, devait prioriser les maman pour gérer au mieux l’enchaînement des accouchements. Ne voyant aucune de mes contractions, elle ne pouvait pas se douter que moi, primipare, accoucherait en 2h35. Elle m’a également remercié pour ce si bel accouchement. Des accouchements aussi rapides, sans péridurale, elle aimerait en voir plus souvent. Puis elle est partie.

Nous sommes restés 3h dans notre bulle de bonheur pour découvrir ce minuscule petit être. Notre nouvelle vie à 3 pouvait enfin commencer.

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